L'acier vert chez ArcelorMittal

Le numéro 1 mondial de l’acier, ArcelorMittal, souhaite baisser ses émissions de CO2 de 30% d’ici 2030 en Europe et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 dans le monde avec son projet d’acier vert.

Une technologie de rupture

La mise en place du projet « Igar » est le plus gros projet visant à modifier la production d’un haut-fourneau avec 200 millions d’euros d’investissement.
Ce dernier consiste à récupérer les gaz sidérurgiques émis à la sortie du haut fourneau afin de les réinjecter dans la production d’acier permettant ainsi de substituer une partie des besoins en charbon.
Avec ce projet, Arcelor vise à réduire les émissions de CO2 de 17% et souhaite, comme objectif final, substituer les combustibles fossiles par de l’hydrogène vert. (Ce procédé a déjà été testé sur le site de Hambourg en Allemagne)

Le plus gros chantier vise à modifier la production d’un haut-fourneau, avec le projet « Igar » et ses 200 millions d’euros d’investissement.

Schématiquement, l’opération consiste à récupérer les gaz sidérurgiques émis à la sortie du haut-fourneau pour les réinjecter dans la production d’acier, remplaçant ainsi une partie du charbon dans le processus chimique qui transforme le minerai de fer en fonte.

Les émissions de CO2 seraient réduites de 17 %. Ce n’est qu’un début, promet le numéro 1 de l’acier, puisque l’objectif final est de substituer les combustibles fossiles par de l’hydrogène vert. ArcelorMittal teste déjà le procédé en Allemagne sur ces sites de Brème et de Hambourg.

Une accélération dans le recyclage de l’acier

À Dunkerque, ArcelorMittal travaille avec Total et l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN) à un projet de captage de CO2 qui serait ensuite stocké, notamment dans des cavités sous-marines en Mer du Nord. Un démonstrateur doit voir le jour d’ici à 2023, le but étant de pouvoir récupérer un million de tonnes de CO2 par an, à horizon de 2030, soit 8 % environ de ce qui est émis sur le site.